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S’enfuir

C’était à peine hier, en hiver,
A l’âge des cheveux encore blonds,
Où sous un ciel gris de pluie,
J’étais contraint de corvées d’ennui.

Bien loin de mes frères,
Cerné par moult tourments,
Intoxiqué de spiritualité,
Je n’avais que questions.

Je m’ennuyais du temps qui passe.

Prisonnier tout le jour,
D’une école de déplaisir,
J’étais mélancolique et seul,
Contrarié par l’autorité abusive.

Je ne pouvais qu’obéir et dire oui,
Cerné par la résonance des murs,
Empêché d’agir par la peur du bâton,
Je rêvais ma destinée en secret.

Je m’ennuyais de vivre enfermé.

De ce que j’apprenais,
Rien ne m’intéressait,
Les remarques déplacées,
Profondément me désolaient.

Comment et où devrais-je aller ?
J’étais si pressé de grandir,
Je voulais tellement vivre mes rêves !
Sortir de cet interminable hiver.

Je m’ennuyais encore, jusqu’à ce que…

J’étais déjà grand pour mon âge,
Changer ma vie monochrome,
Me paraissait possible,
J’avais cessé d’avoir peur.

Majeur j’ai dit non, terminé les leçons,
J’allais connaître la vraie vie,
Pouvoir courir le monde,
Sourire au soleil, les bras vers le ciel.

Fini l’ennui, j’étais maitre de mon destin.

Le monde s’ouvrait à moi,
Le monde s’ouvrait à toi,
Le monde s’ouvrait à nous,
Tout devenait possible.

Marc-Éric, Saint-François, 2009

 

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