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Le Bassin Bleu

C’est en mouillant mon savon fait maison,
Quand l’odeur coco a atteint mes narines,
Que j’ai eu envie de prendre un bain en rivière,
Dans un coin reculé,
Que personne ne fréquente,
Où l’eau est limpide et claire,
Loin des échappements des voitures,
Et des touristes bruyants.

C’est un bassin naturel,
De quelques brasses,
Qui fait face au ciel bleu,
Entouré de verdure sauvage,
Et de splendides palmiers qui ne vivent que là.

Quelques rayons de soleil,
Percent le feuillage alentour
des branches en mouvement,
Alors que des gerbes de lumière,
Jouent avec l’eau,
Qui serpente entre les roches arrondies.

Bien plus bas,
marchent des files de touristes pressés,
Empruntant les sentiers balisés,
Pour ne pas se perdre.

Il fait frais,
Enduit d’argile verte de la tête aux pieds,
Je suis à l’abri des insectes et des ultraviolets.

Accroupi, semblable à une feuille géante,
Protégé par la végétation,
Attentif aux bruits des sous-bois,
Je reste immobile sur une roche plate
Surplombant le bassin de quelques pieds.

Je suis un invisible,
Tel les aborigènes de La Forêt d’Émeraude,
Je vois sans être vu.

Mais déjà l’argile se faïence, j’ai faim !
Mon estomac me rappelle,
Que je ne sais pas me nourrir de la forêt.
J’ai toujours besoin de mon réfrigérateur,
Comme le nouveau-né du sein maternel.

Entre ces deux modes de vie,
Mes envies vont et viennent,
Sans qu’il me faille choisir…

Marc-Éric, Basse-Terre, Guadeloupe 1993.

 

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